THE LIMBOOS

Les influences?

Nous sommes de grands amateurs de musique. Nous avons donc un large éventail d’influences, du rock’n’roll au R&B, en passant par l’ Exotica comme Esquivel ou Les Baxter, et aussi tous les rythmes latins des musiques brésilienne, Cubaine et sud-américaine. (Tropicalismo, Pérez Prado, et Xavier Cugat , un Catalan qui a joué et fut énorme à Hollywood et à Las Vegas) . La salsa ancienne et épicée, la cumbia psychédélique, Peret le héros de la rumba Espagnole, et tant d’autres artistes et styles.

Pour en revenir à nos principales influences autour du R&B, attardons nous sur Mickey Baker, extraordinaire guitariste de session, résidant en France depuis le début des années 60 et ayant enregistré la plupart de mes parties de guitare préférées. Prenez son album The Wildest Guitar sur Atlantic Records et revérifiez l’année de sa sortie!

The ‘5’ Royales, qui a utilisé et développé les racines de la soul et de ce qui est cool comme aucun autre groupe; en plus, ils ont l’un des guitaristes-interprètes les plus fous du siècle: le puissant Lowman Pauling.

Ike Turner, en tant que musicien de session et producteur, avec son groupe les Kings of Rhythm….

Johnny Watson, ses débuts sont de premier ordre, le West Coast R&B, ses trucs des années 60 sont irréprochables, en plus il a composé une de mes chansons préférées “I Say I Love You”, sorti dans l’un de mes labels préférés “King-Federal” que j’ai découvert dans l’une de mes compilations préférées “King Rhythm Blues, de Kent-Ace Vaults”, et bien sûr nous écoutons de la musique actuelle aussi. Essayez de deviner qui, si vous prêtez attention à notre musique! Je pourrais continuer pendant des heures, mais les lecteurs sont paresseux!

Le dernier Album « Baia » ?

Ca ressemble à un cliché, mais nous sommes une famille qui fait ce que nous aimons et qui essaye d’être honnête avec notre musique, c’est la colonne vertébrale de tout notre travail. Le processus d’enregistrement s’est déroulé à Barcelone, dans le studio de Mike Mariconda. Nous nous sommes vraiment amusés en essayant de créer une ambiance à la fois brute, fraîche et spontanée. Nous aimons vraiment ce qui s’est passé dans cette collaboration. L’album a été créé spontanément, les chansons sont sorties alors que nous tournions avec “Limbootica!”. La première règle était d’avoir de bonnes chansons. Nous ne voulions pas faire de remplissage, et avons fait en sorte que chaque chanson de l’album compte, et je pense que nous avons réussi à produire un album équilibré. Mike Mariconda et Marc Tena (producteur et assistant) ont fait un travail remarquable en peaufinant les arrangements et en nous obligeant à jouer les morceaux comme si il s’agissait de la toute première fois. Il n’y a rien qui puisse remplacer ça.

Les premiers disques?

Mon premier souvenir avec des disques, c’est avec la collection de mon père, et je me souviens choisir deux albums presque quotidiennement: Ziggy Starduts de David Bowie et In The Court de King Crimson. Probablement parcequ’ils avaient une pochette comportant un dessin, mais ce n’était pas un mauvais choix je crois! Peu de temps après, j’ai commencé ma propre collection de vinyles, en obtenant tout ce que je pouvais me permettre, des albums des Stooges aux albums de Music Machine et des Seeds, des tonnes de 45 (du garage des années 60, l’invasion britannique …). Habitant dans la campagne en Galice, je n’avais pas de magasin de disques à proximité. Heureusement, Internet était un excellent outil pour découvrir et trouver la musique dont j’avais besoin.

Les projets?

Nous ne pouvons pas nous arrêter de tourner! En réalité, nous ne cessons de mettre à jour notre répertoire. Notre objectif principal est de tourner et de donner une seconde vie à nos chansons sur scène, de les rendre vraies à nouveau. Quant au groupe, nous aimerions sortir un troisième single de l’album après l’été, faire un nouveau clip dans notre ville natale au bord de la mer (enfin, nous voulons bien manger et l’endroit est merveilleux) Et commencer a créer de nouveaux titres pour essayer d ‘attirer un plus grand public! Nous connaissons et écoutons de la très bonne musique, nous pouvons jouer de nos instruments, alors qu’attendons nous pour créer des putains de classiques!

 

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Photo: Philippe MAZZONI

J.E. SUNDE

Peux-tu nous parler de ta musique?

J’aime dire que j’écris une musique de chanteur/compositeur avec une attention particulière sur la composition. Ce que j’essaie de faire la plupart du temps est d’écrire des chansons s’inspirant de la tradition des auteurs-compositeurs américains, mais en essayant d’apporter une approche unique à chaque morceau.

L’histoire de ton dernier album?

Le disque éponyme que je publierai en France le 7 juin est le résultat d’une relation de 10 ans avec Franck Annese (Label Vietnam – So Press). Un ancien membre du groupe, The Daredevil, Christopher Wright, sortait un disque avec un label parisien, Almost Musique. Ils ont demandé à Franck s’il serait prêt à tourner un clip pour nous. Franck a alors pris l’avion avec une équipe de 4 personnes pour se rendre dans notre petite ville aux Etats Unis et nous avons passé une semaine à réaliser ce clip. Nous avons vécu de super moments ensemble et sommes devenus amis. Quand le groupe Daredevil s’est séparé, j’ai commencé à faire de la musique en solo et à envoyer des morceaux à Franck qui était en train de démarrer le Label Vietnam. Ce nouvel album est le fruit de cette longue collaboration et amitié.

Un moment qui a marqué ta carrière ?

Je suis allé à l’université à Eau Claire, dans le Wisconsin aux États-Unis. Même si la ville n’est pas très grande, il y avait une scène très active, avec beaucoup de groupes faisant un travail inspirant. Le plus connu est Bon Iver. Justin Vernon de Bon Iver a mixé le premier disque de mon ancien groupe et nous étions amis avec tous les gars qui ont joué avec lui. Un grand moment qui a marqué notre carrière musicale est quand nous avons joué en première partie de Bon Iver pour le dernier concert de la tournée sur l’album “For Emma, Forever Ago”. C’était dans un beau théâtre, c’était complet et nous avons très bien joué. C’était une nuit magique.

Ton dernier coup de foudre musical?

Le dernier disque qui m’a vraiment marqué est celui de d’Andy Shauf, «The Party». C’est vraiment un très bon disque. Les chansons sont si bien conçues. Les arrangements et la production sont vraiment de bon goût. C’est beau. Oh, et je devrais aussi mentionner ce disque d’Emmet Zelo intitulé “Live in Parc Henri ’73”. Incroyable musique de piano électrique.

 
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Sortie de l’album le 7 juin.
 

Photo: Philippe MAZZONI

DADDY LONG LEGS

«  Death Letter » de Son House est un disque vraiment sombre et spirituel. C’était la première fois que j’entendais le blues du Delta et j’avais l’impression de découvrir quelque chose qui manquait à mon équation musicale.

 

“La ville de New York peut vous mâcher et vous recracher. Elle est impitoyable comme notre musique. Nous essayons d’avoir autant un impact urbain que rural; Le fait de vivre ici, à New York joue donc un rôle important dans ce que nous faisons.”

 

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Photo: Philippe MAZZONI

MERRYN JEANN

PARIS

Ah Paris … c’est juste une grande et belle fleur de béton. Je crois que «Dieu» vit dans les fleurs ainsi que dans les fruits et dans les plumes de paon lorsqu’il courtise les amoureux. Chacun vit ses propres aventures ici. Moi, je suis une étrangère avec un œil nouveau vivant dans cette ville. Il brille toujours, même quand le temps est couvert, ici tout est calme et doux.

L’ALBUM

Il y a beaucoup de personnes et d’histoires, d’images et de pensées autour de cet album. Je suis à la fois impliquée et extérieure à ces textes et à ces musiques.

 
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Merryn Jeann sera en concert le 28 mai à l’Eglise Saint -Eustache
 
Son Album Eponyme est sorti le 17 mai.
 

Photo: Philippe MAZZONI

JON SPENCER

Premier coup de foudre musical?

Assister à des concerts hardcore au début des années 80 m’a fait comprendre que tout était possible, réalisable et accessible. Et que cela demandait simplement un peu d’effort et de travail pour y arriver.

Première guitare?

La guitare que j’utilisais avec Pussy Galore, une marque japonaise sans nom.

Première chanson écrite?

Une chanson de Pussy Galore, « Die Bitch ».

Premier disque acheté?

La bande originale de 2001, l’Odyssée de l’espace.

 
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Jon Spencer & The Hitmakers seront en concert le 17 mai à la Maroquinerie.
 

Photo: Philippe MAZZONI