SEYES

Nous nous sommes rencontrées au sein du groupe live de Wax Tailor, et nous ne nous sommes pas “trouvées” tout de suite. Quelques 500 dates plus tard, une complicité musicale est née sans le chercher, nous avions apparemment cheminé l’une vers l’autre, sans le savoir, et sans se douter que quelque chose d’aussi singulier et fort pour nous, naîtrait.

 

Nos inspirations communes sont souvent des musiques très particulières, aux univers forts et sans compromis, qu’elles soient électro, world ou pop. Nous apprécions particulièrement les paysages sonores qui nous transportent hors du quotidien, loin de la violence du monde.

 

Nous voulons continuer de créer pour SEYES. La sortie d’un album est souvent un moment où l’envie de créer de nouvelles choses se faire sentir. C’est notre cas, et c’est bon signe, les retours sur “Beauty Dies” nous ont confirmé que nos sensations, notre collaboration avaient du sens, et pas seulement pour nous.

 

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Sortie de l’album “Beauty Dies” le 17 janvier
 
 Photo: Philippe MAZZONI

KRIILL

Premier coup de foudre musical?
Klaar : Ceux qui marchent debout, découverts à 6 ans en concert, petit Klaar découvre l’existence du métier de musicien 
 
Richard : dansait comme un fou sur le lit de ses parents en écoutant du Britney Spears
 
Eliott : Compil Rap&Rnb 2004 de sa grande sœur 
 
Premier disque acheté?

K : Linkin Park – Numb

 

R : Linkin Park – Meteora
 
E : Jamais acheté de disque, premier CD vierge à Darty avec des morceaux de Muse piratés 
 
Premier concert auquel vous avez assisté?

K : un concert de Nausicaa, ma maman

 

R : Pleymo au Zénith de Paris en 2003
 
E : Arctic Monkeys à la cigale en 2011
 
Première chanson écrite?
K : « Amour », du nom d’un petit frère que j’ai perdu
 
R : « Lettre », une lettre de haine à Hitler
 
E : « Ta présence m’est laxative » une chanson pour ma première ex
 
Premier concert donné?
K : Péniche Cinéma avec mon band « Absolute Session », en 2006
 
R : à 16 ans en 2005, concert de reprises dans la salle des fêtes du lycée. Festival de pains, solo de batterie interminable déclenché pour meubler par l’extinction de la sono, apogée de ma gloire au lycée.
 
E : audition d’accordéon au conservatoire du 18ème 
 
Premier instrument de musique acheté?
K : un synthé Yamaha avec 99 sons
 
R : une batterie Tama Stagestar bleu
 
E : un accordéon Joël Louveau
 
Premier film qui vous a marqué?
K : Le Roi et l’oiseau
 
R : Le Blanche Neige de Walt Disney
 
E : Les Temps Modernes de Charlie Chaplin
 
Dernière découverte musical?

K : Mathieu Saïkaly

R : Rosalia

E : Christone « Kingfish » Ingram

 
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En concert le 13 février au Hasard Ludique
 
 Photo: Philippe MAZZONI

BISON BISOU

“PAIN AND PLEASURE”
Cet album c’est plus d’une année ensemble, tous les cinq.  C’est le fruit juteux de notre union, avec ses contradictions, avec ses remises en question, ses doutes, ses peines au profit d’une happy end. L’humain est au centre de cet album. On a pensé à toutes ces choses qui nous nourrissent ou nous diminuent, et parfois les deux en même temps, l’ivresse, l’addiction, l’amour. L’Homme est quand même assez obsédé par le plaisir. Ça nous paraît universel et nous avons œuvré pour l’exprimer. “Pas de plaisir sans travail”, d’une façon ou d’une autre on a tous été éduqués en ce sens. Avec au final nos cinq personnalités, nos différences, et le fait que nous venions tous du même terreau, le Nord, un environnement urbain, assez popu comme on dit, avec son background industriel inspirant, destructeur, mais profondément humain au bout du compte, car c’est l’Homme qui trinque. L’Homme qui vit, qui apprend à vivre, et c’est un bien long apprentissage, on y est encore.
Pain & Pleasure a été enregistré à Laval avec Amaury Sauvé, nous avions travaillé avec lui deux ans plus tôt pour notre album Bodysick, et nous savions que retourner le voir c’était la promesse de la douleur et du plaisir. Il sait nous pousser dans nos retranchements, son but c’est qu’on se pose les bonnes questions, qu’on travaille dans ce sens et qu’on avance. Il n’est pas là pour nous diriger, de toutes façons nous sommes têtus et nous n’écoutons vraiment que lorsque nous sommes sûrs de ce qu’on nous raconte, et c’est pour ça que 98% des suggestions d’Amaury faisaient mouche et avaient un impact positif. C’est une histoire de confiance, enregistrer un album c’est aussi se faire confiance. Se dire les choses et se faire confiance. Nous avons vraiment laissé une part de nous dans cet album et nous en avons aussi trouvé une autre.

RENCONTRE
À Lille quand tu aimes la musique vraiment très fort, tu te retrouves vite dans les concerts à rencontrer les acteurs de la scène locale, qu’ils soient musiciens, organisateurs. C’est un peu comme ça qu’on s’est tous rencontrés. Dans les concerts emo, noise, post hardcore, dance punk, et tout le bataclan, faisons la nique aux genres musicaux ! Nous jouions tous dans des groupes différents, et puis à l’occasion de réunions musicales comme les hootenanny (soirée durant laquelle des groupes éphémères reprennent le répertoire d’un artiste) ou les Forest Sessions (concept plus connu, des musiciens s’enferment dans un chalet au milieu de la forêt pour composer de la musique et l’enregistrer), nous avons pu capter que des connexions s’établissaient naturellement. Nous nous sommes donc connectés, Charly, Christophe et Seb, autour de l’idée d’une musique sulfureuse, aux ambitions dansantes et bruyantes. Thomas et Marvin nous ont rejoint plus tard. Thomas, nous le croisions très souvent, nous savions qu’il aimait bien le groupe. Quand on lui a proposé de nous rejoindre il a accepté tout de suite et ça a été juste parfait. Marvin connaissait Charly, du lycée, ils avaient même joué de la musique ensemble à l’époque, un sacré boxon. Ça leur arrivait aussi d’aller voir des concerts. Là ça va faire quatre ans qu’il est dans le groupe et nous nous sentons plus unis que jamais.

INSPIRATIONS
Nos vies nous influencent beaucoup. C’est sûrement un peu simple dit comme ça, mais c’est le fond du truc. Pain & Pleasure c’est la somme et la symbiose de nos influences, chacun pourra y croiser des vieux démons, ou alors des fantômes. Mais c’est pour nous le symbole de la vie. De nos problèmes, de nos ruptures, et surtout de nos relations. Quand on compose, on est tous les cinq dans notre local, et on se répond les uns aux autres, c’est un dialogue, ça peut prendre la tête, ça peut faire rire, c’est des émotions qui se contredisent, qui s’opposent, et finissent par se mélanger pour ne laisser place qu’à la création. Nous écoutons beaucoup de musique, nous allons voir un paquet de concerts, ça laisse forcément des traces, ça nous inspire, mais on essaie de rester nous-mêmes et libres en toute circonstance.

PROJETS
L’an 2020 approche, nous n’attendons pas la perfection, mais nous voulons être encore plus heureux que nous le sommes aujourd’hui. Les retours sur l’album nous font souvent beaucoup plaisir, nous sommes ravis de voir que des dates se calent actuellement pour l’hiver, le printemps et même l’été. tout ce que nous voulons c’est jouer beaucoup, découvrir de nouveaux horizons, nous allons notamment jouer au Portugal pour la première fois, rencontrer et revoir des personnes adorables, jouer avec des groupes qu’on admire, et en admirer des nouveaux. C’est l’année du vin, alors nous voulons que chacun de nos concerts soit une orgie à laquelle tout le monde est convié.

 

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 Photo: Philippe MAZZONI

ALA.NI

Votre livre de chevet ?

EDWARD LEAR « A BOOK OF NONSENSE »

 

Le disque qui vous a marqué ?

JONI MITCHELL « LADIES OF THE CANYON »

 

La ville ou vous voudriez vivre ?

TOKYO

 

Votre film favori?

LES AFFRANCHIS de MARTIN SCORSESE

 

Votre plus grande émotion artistique ?

LES LARMES

 

Qu’est –ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?

UN MOYEN DE SECHER MES LARMES

 

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 Photo: Philippe MAZZONI

ALEXANDR

Vos Influences ? 
Le coeur de notre inspiration c’est la musique de notre adolescence (Oasis, Smashing Pumpkins, etc.) et celle que nous ont transmis nos parents (Beatles, Kinks, etc.) ou grandes sœurs (Depeche Mode, Daho). On peut citer aussi New Order, Stone Roses, Pet Shop Boys, Happy Mondays, etc.
 
Votre rencontre ? 
A l’école ! On est des potes d’enfance en fait, donc on a évolué en même temps et écouté les mêmes groupes. Ca aide beaucoup pour travailler ensemble.
 
Les concerts et le studio ? 
C’est vraiment pas la même chose ! En concert c’est génial de pouvoir donner vie à ta musique et d’être au contact du public, c’est plus brut. Le (home)studio reste l’endroit où l’on passe le plus de temps parce que c’est vraiment là qu’on crée, qu’on échange nos idées et qu’on travaille les sonorités, ça peut prendre beaucoup de temps !
 
Comment préparez-vous la suite de votre single, « Surrender » ? 
On prépare les prochains concerts et la sortie du deuxième single issu de l’EP pour fin janvier. On va aussi reprendre le chemin du studio pour enregistrer de nouveaux morceaux en vue d’un premier album…
 
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 Photo: Philippe MAZZONI